Tafiré est une commune, créée en 1985. Elle est située au nord et est à 615 km d’Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire. Dans la région du Hambol , département de Niakara, elle compte une population de 32 240 habitants, selon les données du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2021. La commune est composée principalement du groupe ethnique Tagbana qui représente 74,40% de la population. On y trouve des allochtones des groupes Senoufo, Malinké, Akan et Krou.
A côté de ceux-ci, sont présentes de fortes communautés d’allogènes composées essentiellement de maliens, burkinabés, guinéens et mauritaniens. Tafiré s’étend sur une superficie de 1900 km², se positionnant ainsi comme la deuxième commune la plus étendue du département après celle de Niakara.
L’économie de Tafiré repose essentiellement sur l’agriculture, l’élevage et le commerce.
Environ 60% de la population active est occupée par les activités agricoles. Les cultures industrielles sont le coton, l’anacarde, le riz et la mangue. On trouve dans la localité, la plus grande unité industrielle de production de sucre granulé roux, SUCAF-CI, dont les usines sont situées à Ferké 1 et Ferké 2. Elle produit annuellement près de 105.000 tonnes de sucre, se positionnement ainsi comme la première unité sucrière de Côte d’Ivoire avec des champs de cannes sur 14 000 ha.
Le vivrier occupe une bonne place dans les pratiques agricoles. L’igname, le maïs, le manioc, le riz, le sorgho, le mil et l’arachide, sont les principales cultures. La culture du riz se développe par la mise en place de plusieurs coopératives et la disponibilité des bas-fonds aménagés. Toutefois, la riziculture reste tributaire de la pluviométrie. Le miel est l’un des produits phares de la localité. Actuellement exploitée de façon artisanale, l’apiculture reste encore rudimentaire, mais a un avenir certain. Tafiré est le grenier du miel en Côte d’Ivoire avec une production annuelle de 30 000 litres. On y trouve plusieurs coopératives régulièrement constituées.
L’élevage est pratiqué par moins de 20% de la population. L’activité étant du ressort principal des populations venues des pays de l’hinterland. Toutefois, de grandes quantités de volailles, de bovins, de caprins, et porcins sont élevées par les populations autochtones en activités secondaires.
La majorité des terres de Tafiré est encore vierge et laissent place à toutes les cultures.
On observe une exploitation rudimentaire des minéraux (or et diamant) dont regorge la localité. Des personnes physiques et/ou morales s’adonnent à l’activité d’extraction d’or dans les zones nord et sud de la localité. Toute exploitation règlementaire et encadrée par un permis de recherche, pourrait aboutir à une plus-value pour la localité par la création d’emplois.
La ville de Tafiré, est desservie par le chemin de fer Abidjan-Niger et est traversée par la route internationale A3 qui permettent aux voyageurs de rallier les villes de Katiola et Ferkessédougou, et aux exploitants d’écouler aisément leurs produits vers le port de la capitale ou vers les pays de l’hinterland (Le Mali, le Burkina et le Niger). Ces voies de communication favorisent ainsi les activités commerciales.
Au plan démographique cette ville-carrefour connait une croissance annuelle au-dessus de la moyenne nationale. Elle reste encore rurale avec un taux d’urbanisation de 45,1 % et une densité totale de 14,77 hab. / Km². On y trouve de nombreuses familles des fonctionnaires ou agents du secteur public, parapublic et privé.
Le Conseil municipal de Tafiré, soucieux de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations, a choisi par ordre de priorité, des actions et opérations contribuant à impacter positivement le cadre de vie et à moderniser le service public pour les années à venir. Conformément à ses engagements, l’augmentation des infrastructures éducatives (Ecoles primaires et maternelles) constitue la priorité pour décongestionner les salles de classes. Il en est de même pour l’équipement des deux formations sanitaires (le Centre de santé urbain de Tafiré et le Centre de santé rural de N’golodougou). Ville relativement jeune, Tafiré a un cadre de vie agréable par la présence de plusieurs services et administrations déconcentrés de l’Etat et les services de télécommunication tels le téléphone filaire et l’Internet haut débit.